Se méfier de la bouffe verte.

Aujourd’hui, critique Nostalgie (non pas critique de la radio de vos parents, ou grand parents) non critique d’un film du passé qui parle de la faim dans le monde et de désastre écologique abominable sur fond d’affaire de meurtre. Je veux parler de Soleil Vert (traduction française assez pourrie pour Soylent Green). C’est un film d’anticipation de Richard Fleischer sorti en 1973 et inspiré du roman éponyme de Harry Harrison (Merci page wikipédia).

Le film est un succès commercial et critique lors de sa sortie et pour cause. Charlton Heston y joue un séduisant, viril, voleur, bourru, intelligent, peu subtil policier envoyé pour enquêter sur le meurtre d’un homme riche dans un appartement parfaitement décoré (il faut imaginer un intérieur chic des années 70 mais sans les couleurs criardes, quelque chose de noir et de blanc, d’argenté avec des petites décorations volées à Valérie Damido par ci par là).

Notez cette élégante cascade de bigoudis en plastique véritable.

Le meurtre est d’autant plus étrange qu’il frappe un dirigeant d’une entreprise ultra-puissante qui fournie la moitié de la nourriture de la planète dans un monde où il n’y a plus rien (sauf de quoi se fabriquer des armes à feu, il faut tout même avoir le sens des priorités !).

La perspective est effrayante et bien sûre elle fut contredite par le déroulement de notre histoire moderne (le film se déroule dans les années 2022). Le film pose aujourd’hui (en fait je l’ai trouvé sur mon pass vidéo d’Orange donc j’ai regardé par hasard et là je justifie mon choix a posteriori) deux questions principales :

– quelle place pour la moralité dans un monde sans ressource ? (je ne peux pas vous en dire plus parce que sinon ça fait spoiler)

– quelle place pour la femme sexy dans un monde où il y a toujours des riches et des pauvres ?

Pour la deuxième question, le film est juste particulièrement abominable. On y découvre des femmes réduites au rang d’objet (on les appelle mobilier, ce qui donne lieu à deux jeux de mots dignes de Bigard ou de Laurent Baffie), à peine capables de faire à manger et d’offrir du plaisir sexuel pour les locataires d’appartements.

Le film est à voir, c’est un grand classique.

Petite mention spéciale pour les robes du “mobilier”, typique année 70, donc retour en force en version épurée d’ici 10 ans, une vraie merveille.

Des bisous

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