Les âmes qui sont pas très bonnes pour faire des choix, ouais voilà les âmes indécises.

J’avoue tout ! Je suis allé voir les âmes vagabondes (Oui, je l’affirme Stephany Meyer est une tueuse en série !). Il fallait que je m’aère les idées, que j’oublie que malgré le vote de l’Assemblée Nationale, les anti-mariage pour tous continuaient de manifester et que chaque jour dans le monde un enfant était soumis à Pokemon.

Je dois l’avouer, quand il s’agit de faire le vide dans la tête, un film basé sur un Roman de Mme Twilight est plus qu’efficace. C’est radicale. Si vous pensiez voir un film de science fiction, abandonnez toutes vos idées de vaisseau spatial, d’armes du futur ou encore de combats violents (la seule chose futuriste qu’on peut apercevoir c’est un spray qui guérit, une sorte de pouxit mais pour les plaies tu vois). Si vous pensiez voir un film romantique avec des sentiments fondés, des personnages avec de la profondeur et (comme le disait Hervé Bazin, “un feu en dévore un autre”, 1978) une véritable “passion enchâssée dans un drame”, ben passez votre chemin.

En fait, les âmes vagabondes c’est l’histoire d’une armée de SDF qui a envahi la terre et qui squatte les corps d’êtres humains. Evidemment (sinon c’est trop easy) tous les humains n’ont pas été pris et il reste quelques survivants dans le désert américain. Pour trouver ces maudits fous épris de libertés, les SDF blancs envoient une âme toute gentille fouiller la mémoire d’une résistante nouvellement trouvée. Et là, MIRACLE, l’âme extraterrestre est touchée par l’histoire adolescente de son hôte et décide de l’aider.

Meyer conserve son conservatisme (huhu jeu de mots). Dans ce film, l’individu ne s’accomplit que dans le couple, la liberté individuelle s’écrase face aux devoirs à la collectivité, l’intuition déborde la raison et la femme étend le linge pendant que le mec joue avec le gosse. Il n’est question que de famille, de groupe et de morale. Les extra terrestres incarnent très justement cette morale supérieure imposée depuis le ciel par une lumière (en forme de larve) que l’auteur renforce en rendant cette forme de vie tributaire de la violence humaine. Toute allusion à Dieu est évidemment tout à fait forcée… heu fortuite.

Je ne vous cache même pas le (très inattendu) triangle amoureux qui ne tardera à plonger notre héroïne schizophrène dans un indémêlable dilemme cornélien.

Contestable sur le fond, mais contestable sur la forme, le cadrage met pas mal l’accent sur les vêtements des personnages. Si on remarque très vite que malgré l’invasion tous les personnages féminins prennent bien soin de se couvrir la totalité du corps (et de ne surtout pas coucher avant le mariage, ben oui, je veux dire c’est pas parce qu’il y a une invasion extra terrestre, qu’il faut en oublier ses valeurs !), on note également les paires de chaussures dont on attend la pub très SF des 60’s. Le jeu d’acteur ressemble à “Dawson” en moins bien, sauf pour Diane Kruger évidemment.

Bref, si vous voulez aller le voir je vous conseille les cinémas dans le 13ème ça coûte moins cher si vous avez moins de 26 ans.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s